Pourquoi la petite faune a-t-elle besoin de nos jardins ?
Selon l’Observatoire national de la biodiversité, en France métropolitaine, plus d’un tiers des populations d’oiseaux communs des jardins ont disparu en vingt ans (source : Vigie-Nature, Muséum national d’Histoire naturelle). Les causes sont multiples : disparition de la végétation spontanée, imperméabilisation des sols, pollutions, fragmentation des habitats par les routes et les clôtures, usage intensif des pesticides. Devant ces menaces, les espaces verts privés deviennent des refuges essentiels, ou des « ponts » qui permettent aux animaux de passer d’un milieu à un autre.
- Les hérissons d’Europe, par exemple, sont désormais classés “en danger” dans certaines régions françaises. Ils dépendent des jardins pour trouver de la nourriture et des abris (source: LPO).
- La coccinelle à sept points, alliée précieuse contre les pucerons, voit également ses effectifs diminuer, selon l’IFV (Institut Français de la Vigne et du Vin).
- Des espèces comme le moineau friquet ou le lézard ocellé ne sont plus visibles qu’autour de zones non entretenues chimiquement.
Il ne s’agit donc pas seulement de “décorer”, mais bien d’agir concrètement pour le maintien d’un équilibre écologique local, au bénéfice de toute la communauté.