L’impact des accidents de la route sur les animaux : une réalité souvent sous-estimée
Tragiquement banals et rarement évoqués, les accidents de la route impliquant des animaux représentent une véritable problématique en France, et plus encore dans les régions à la faune abondante comme les Alpes-Maritimes. Chaque année, selon l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR), on estime à plus de 30 000 le nombre d’animaux impliqués dans des collisions routières, tous confondus : chien, chat, renard, sanglier, blaireau, hérisson mais aussi animaux domestiques échappés. Dans les zones périurbaines, ce chiffre grimpe, car la frontière entre habitat humain et espace naturel devient de plus en plus floue.
Dans la région niçoise — de la plaine littorale jusqu’au Mercantour —, il n’est pas rare de croiser des chats errants traversant soudainement la chaussée, des sangliers surpris à l’aube ou encore des oiseaux heurtés par des voitures. Ces accidents créent une détresse animale évidente, mais confrontent aussi les témoins à de l’incertitude : comment réagir utilement sans se mettre en danger ni aggraver la situation ?