Le cas épineux du « vol d’animal » et du recel : une réalité trop méconnue
Beaucoup l’ignorent : aux yeux de la loi, un animal domestique est juridiquement un « bien meuble ». Prendre chez soi, même temporairement, un chat errant ou un chien trouvé équivaut parfois, pour la justice, à un vol ou un recel, surtout si l’animal est identifié. Plusieurs dizaines de procédures pour « retrait d’animaux » sont enregistrées chaque année dans les Alpes-Maritimes (source : Service Juridique DDPP 06, rapport 2022).
Un exemple local : en 2022, dans le quartier du Ray, un particulier ayant « adopté » un chien trouvé s’est vu contraint, plusieurs mois après, de rendre l’animal à sa famille, avec versement de dommages-intérêts suite à une plainte pour recel. Sa bonne foi n’a pas pesé face au manque de démarches officielles.