Le territoire, premier terrain d’engagement : pourquoi les communes sont concernées
Sur la Côte d’Azur comme partout en France, la question animale ne relève plus uniquement d’associations ou de structures nationales. Les municipalités se retrouvent en première ligne face aux problématiques liées à la présence d’animaux sur leur territoire : errance des chiens et chats, montée des abandons post-confinement, cohabitation parfois tendue entre humains et faune sauvage dans les quartiers périurbains, risques sanitaires (zoonoses, nuisances), mais aussi enjeux de biodiversité urbaine.
Les chiffres sont éloquents. Selon la plateforme SPA, près de 100 000 animaux sont abandonnés chaque année en France, dont 60 000 durant la période estivale. En 2022, la ville de Nice a procédé à plus de 450 recueils de chats errants déclarés (selon les données municipales), tandis qu’un rapport de l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) souligne que les collisions faune-voitures en zone urbaine augmentent de 18% par an dans le département des Alpes-Maritimes.
Face à ces réalités, les municipalités ont le pouvoir – et la responsabilité – de peser sur la prévention, la gestion et la résolution de ces risques liés à la condition animale, avec des moyens souvent insoupçonnés.